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La wiphala et la secte de la fierté arc-en-ciel

décembre 22, 2019Par Gearóid Ó Colmáin

Le cartel narco-socialiste : Morales, le pape et le chaos en Bolivie – quatrième partie

Lorsque Luis Fernando Camacho, le “citoyen engagé” est rentré dans le Palacio Quemado le 11 novembre dernier, il a placé une Bible sur le sol et a expliqué qu’il chassait la déesse païenne Pachamama du palais. 

Bien que bon nombre de ses suiveurs avaient commencé à brûler le drapeau wiphala, qui est censé représenter les indigènes, Camacho a appelé de façon répétée à la tolérance et au respect du drapeau wiphala

Puisque l’impérialisme “de gauche” américain a contribué à créer l’idéologie de la wiphala, Camacho et ses copains ne vont probablement pas mettre en danger leur travail.

Camacho est-il une marionnette des Etats-Unis ? Il a des liens étroits avec les cercles gouvernementaux américains. Il a récemment fait un discours à l’Organisation des états américains mais on l’a empêché de parler à causes des singeries des activistes payés 15$ de l’heure de l’organisation financée par Soros, Code Pink. Comme je l’ai déjà expliqué, les deux factions impliquées dans la crise bolivienne sont soutenues par des intérêts impérialistes. 

Camacho est membre de la loge maçonnique Logia de los Caballeros de Santa Cruz, une loge élitiste de droite, composée de riches capitalistes et de latifundistas. Camacho est aussi accusé d’avoir des liens avec le commerce de la drogue et des comptes bancaires étrangers. Puisque les francs-maçons jurent sur la Bible, un christianisme de façade, est souvent utilisé pour tromper les masses car les véritables intérêts qu’ils servent sont les intérêts de Satan.

De nombreux groupes LGBT en Amérique latine utilisent le drapeau de la wiphala et l’acceptation supposée de la sodomie par les sauvages andins, qui a été utilisé par le régime de Morales pour justifier la loi sur l’identité de genre de 2016, considérée comme la loi la plus pro-transgenre du monde. Le drapeau arc-en-ciel est aussi promu par les rabbins qui font du lobbying aux Nations-Unies pour mettre en avant leur lois noachiques talmudiques sur l’humanité.

Mais le drapeau wiphala est une pure invention. Les peuples pré-colombiens n’avaient pas de drapeau. Selon de nombreux experts, dont l’anthropologue péruvien Ramon Pajuelo, le drapeau est une pure invention.

Comme les peuples andins se battaient régulièrement les uns contres les autres jusqu’à ce que mort s’ensuive, l’idée qu’ils auraient eu un drapeau unificateur est ridicule. Cependant, la wiphala aurait une origine et un but occultiste.

La wiphala est un outil utilisé par l’impérialisme pour diviser les gens sur une base raciale. C’est une tentative de la part des faux anti-impérialistes de ré-écrire l’histoire de l’Amérique du sud pour diaboliser le rôle de l’Eglise catholique qui avait libéré ces peuples de régimes barbares qui avaient asservis et assassinés des millions de gens.

Des agents impérialistes comme Max Blumenthal et Medea Benjamin, ont aussi affirmé que Santa Cruz est un centre de “suprématie blanche”. Une fois encore, les commentateurs qui ont affirmé cela ne connaissent visiblement rien de l’Amérique du sud. Santa Cruz est principalement métis. C’est en fait un exemple éclatant de la politique antiraciste de l’Empire espagnol qui encourageait le métissage entre les occupants espagnols et les Amérindiens.

Les historiens libéraux aiment ignorer des faits dérangeants tel que l’Espagne catholique inventant l’antiracisme moderne.

L’Empire espagnol a adopté les lois de Burgos en 1512 qui a aboli l’esclavage et rendu obligatoire un salaire juste pour les Indiens. Les lois de Burgos étaient basées sur le travail de nombreux théologiens, philosophes et juristes de l’Université de Salamanque et sont à l’origine de lois sur les droits de la personne.

Le philosophe bolivien aymara, Fernando Untoja, explique que la politique indigène de Morales reproduit un agenda colonialiste et raciste de division et de pouvoir. Pour Untoja, les populations blanches et métis sont simplement aussi indigènes que les Aymara, les Quéchua et les autres ethnies. Untoja explique que le drapeau wiphala est une pure invention qui sert cet agenda diviseur et rien de plus.

Fernando Untoja


Selon Untoja, le régime de Morales a imaginé la culture Aymara comme étant paisible, aimant la nature et gentille, une conceptualisation imaginaire et utopique.


Untoja développe le terme de “rivalidad”, rivalité,  pour désigner la sorte de compétitivité et de volonté combative qui est unique à la culture aymara. Cette rivalité communautaire signifie que, pendant que les hommes entrent en compétition les uns contre les autres, ils tentent aussi de stimuler et d’aider leurs rivaux.


Cela semble similaire au type d’esprit d’équipe que les Soviets essayaient de promouvoir dans les années 1930 où ils encourageaient les travailleurs à rivaliser les uns avec les autres pour améliorer la production, tout en maintenant en même temps un esprit de solidarité. Mais c’est l’antithèse du socialisme Pachamama de Morales.


Untoja veut ranimer et promouvoir l’ancien système aymara et quéchua appelé Ayllu – une société communautaire basée sur la parenté, la réciprocité et une morale forte de service public.
Le drapeau arc-en-ciel est utilisé par les rabbins pour faire la promotion des Lois noachiques.

Les lois noachiques sont un ensemble de sept lois talmudiques dont les rabbins de pouvoir espèrent qu’elles formeront la base d’un système législatif mondial. Les lois créeront un système de caste qui asservira tous les Gentils et persécutera les chrétiens en particulier.


Dans la franc-maçonnerie, les initiés sont appelés Noachidae. Le syncrétisme ou assemblage de diverses religions, est la base de la religion mondiale en émergence. Contrairement à la propagande gauchiste, le drapeau de la wiphala est un symbole de haine, haine pour la culture chrétienne, et haine des métis et des gens d’origine européenne. Le “socialisme” de Morales financé par les Rockefeller, s’appuie fortement sur les indigènes comme base de soutien. L’antiracisme et l’antifascisme sont les maîtres-mots clés idéologiques de la mondialisation.


Ce que le système éducatif de Morales, soutenu par les Nations Unies, n’enseignera jamais aux indigènes, c’est que le racisme, l’exclusion élitiste et l’exploitation extrême ont été introduits, non par l’Eglise catholique ni par l’Empire espagnol, mais par les francs-maçons qui ont lutté pour “l’indépendance” avec le soutien de leur frères de l’élite impériale américaine qui depuis lors, ont dirigé l’Amérique latine. 


Après le Déluge, Dieu a envoyé un arc-en-ciel en signe de nouvelle alliance. Dans le monde d’aujourd’hui, c’est devenu un symbole d’orgueil humain, le péché suprême dans le christianisme. L’orgueil est le péché suprême car il empêche l’homme d’être ouvert à la vérité.

Le drapeau arc-en-ciel de la fierté, les drapeaux de la wiphala et du noachisme font tous partie de la tentative de laver le cerveau des masses pour accepter une nouvelle religion luciférienne mondiale basée sur une fausse diversité et les Droits de l’Homme. Ils devraient être tous brûlés pour avertir tous ceux qui les agitent, que les flammes de l’enfer les attendent.

Article traduit par Marie-Hélène Gauthier

About Gearóid Ó Colmáin

Gearóid Ó Colmáin is an Irish journalist and political analyst based in Paris. His work focuses on globalisation, geopolitics and class struggle.

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