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DAESH a tué le général Soleimani

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Depuis sa formation à Camp Bucca en Irak en 2006 sous contrôle américain, le groupe terroriste de l’État islamique a été utilisé comme force par procuration par les États-Unis pour servir ses intérêts géostratégiques au Moyen-Orient et au delà. 

Ce soir, les ennemis du terrorisme à travers le monde pleurent la mort de leur héros le général Qassem Soleimani. Sans doute plus qu’aucun autre leader militaire, l’ancien commandant iranien d’Al Qods, les forces spéciales des Gardiens de la révolution, a développé des stratégies militaires qui ont défié l’Empire américain. 

Soleimani a acquis son savoir-faire militaire sur les champs de bataille de la guerre Iran-Irak pendant les années 1980 lorsque les États-Unis utilisaient le groupe terroriste des moudjahiddines du peuple iranien pour envahir et s’emparer de l’Iran pour le compte de leur homme fort régional, le président irakien Saddam Hussein.  

La nation iranienne a immensément souffert pendant cette guerre avec les forces soutenues par l’Occident utilisant des armes chimiques sur la population civile – un fait systématiquement ignoré par les médias occidentaux. 

Pendant l’occupation israélienne du Liban en 1982, Soleimani a été essentiel pour l’aide apportée à la formation d’une force de résistance de guérilla hautement efficace du Hezbollah. Aujourd’hui, les mouvements nationalistes partout dans le monde considèrent le Hezbollah comme un exemple de lutte anti-impérialiste. 

Le concept de guerre asymétrique doit beaucoup au travail du général Soleimani, ses stratégies militaires et ses tactiques serviront aux contenus de manuels dans les années à venir.

La victoire des forces de la loi et de la civilisation en Syrie sur les forces de la barbarie et du chaos est largement due aux efforts du général Soleimani. Il a coordonné le recrutement et l’entraînement des volontaires pour aider les Syriens à combattre les terroristes soutenus par l’Occident qui ont commis d’innombrables crimes contre l’humanité depuis qu’ils ont envahi le pays en 2011.

Etant donné son travail avec le Hezbollah et sa capacité d’être plus rusé que le léviathan formé par les États-Unis connu sous le nom de DAESH, le prestige de Soleimani était tel qu’il aurait pu devenir président de l’Iran. S’il s’était présenté aux élections, il aurait gagné haut la main.

L’entité sioniste voulait la mort de Soleimani. Il n y a aucun doute là dessus mais Tel Aviv n’aurait jamais exécuté un tel acte lui-même. L’Iran avait la capacité de détruire l’entité sioniste mais ne pouvait pas ouvertement attaquer les États-Unis ; et comme l’a dit une fois Benyamin Netanyahou, « nous avons l’Amérique. »

Depuis que le sionisme s’est emparé des États-Unis, le pays est devenu son policier mondial. Trump, sans doute pour rassurer ses puissants adversaires juifs aux États-Unis, a désormais assassiné l’un de ses plus puissants ennemis.

D’un certain côté, c’est une victoire pour l’impérialisme américain : cela a éliminé son ennemi le plus illustre ; l’impérialisme américain, c’est DAESH. On peut dire par conséquent que DAESH a tué Soleimani. Si les États-Unis avaient voulu sérieusement battre DAESH, ils auraient loué Soleimani pour ses efforts et il n’aurait pas été prioritaire pour un assassinat militaire.

A un niveau plus approfondi cependant, c’est une victoire à la Pyrrhus pour l’impérialisme américain. Il y a désormais des milliers de Soleimani en Iran, en Syrie, au Liban et à travers le monde ; et aucun des partisans de Trump les plus rationnels peuvent affirmer que le némésis iranien de DAESH était un terroriste. En fait, Trump a lui-même admis que l’Iran est un ennemi de DAESH.

Ismael Qaani a remplacé Soleimani au poste de commandant d’Al Qods. Ce ne sera pas un leader inférieur ; il y a des milliers de futurs Soleimani qui s’entraînent.

Le général Soleimani est désormais un martyr, pas uniquement pour l’axe de résistance au Moyen-Orient, mais pour toutes les nations opprimées. Dans un monde où les vrais hommes sont rares, où l’athéisme et le nihilisme réduisent nos peuples en esclaves, le général Soleimani est un exemple du genre de courage et d’intelligence dont nous aurons tous besoin pour combattre cette force du mal vouée à la domination mondiale.

DAESH et les États-Unis ont tué Soleimani mais les martyrs soulèvent des armées entières. Pour l’axe international de résistance qui s’accroît, la mort de Soleimani sera considérée comme sa plus grande réussite.

Article traduit par Marie-Hélène Gauthier

About Gearóid Ó Colmáin

Gearóid Ó Colmáin is an Irish journalist and political analyst based in Paris. His work focuses on globalisation, geopolitics and class struggle.

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